17/10/2013

Journée mondiale contre la douleur, journée mondiale du refus de la misère, journée mondiale du don d'organes et de la greffe

Journée mondiale contre la douleur

douleur.jpgL'OMS s'associe à la Journée mondiale contre la douleur célébrée tous les ans le 3° lundi du mois d'octobre.

Le traitement de la douleur et les soins palliatifs font partie intégrante du droit à jouir d'une bonne santé, estime l'Organisation mondiale de la Santé.

"C'est en majorité dans les pays à revenu faible ou moyen, où les maladies chroniques comme le cancer et le Sida gagnent du terrain, que les malades sont privés de traitement anti-douleur", explique le Dr Catherine Le Galès-Camus, chargée à l'OMS du groupe Maladies non transmissibles et santé mentale. "Ce n'est pas parce que les ressources sanitaires sont comptées que les malades et leur famille doivent se voir refuser ce traitement".

L'Association internationale pour l'étude de la douleur (IASP) et la Fédération européenne des sections locales de l'IASP (EFIC) coordonnent les actions mises en place pour cette Journée mondiale.

Selon l'IASP et l'EFIC, une personne sur cinq souffre de douleurs chroniques modérées à fortes, et la douleur rend une personne sur trois incapable ou difficilement capable de mener une vie indépendante. En outre, une personne sur quatre rapporte que la douleur perturbe ou détruit ses relations avec sa famille et ses amis.

La morphine par voie orale s'est avérée d'un bon rapport coût-efficacité pour le traitement de la douleur modérée à forte chez les cancéreux et les personnes vivant avec le VIH/SIDA, note l'OMS dans un communiqué. Toutefois, ces analgésiques ne sont pas partout disponibles, en particulier dans les pays en développement à cause d'une méconnaissance de leur usage médical, de restrictions réglementaires et de leur prix.

"Le soulagement de la douleur devrait être un droit de tout être humain, qu'il soit atteint d'un cancer, d'une infection à VIH/SIDA ou de n'importe quelle autre maladie douloureuse", affirme Sir Michael Bond, président de l'IASP.

Pour le Pr. Harald Breivik, président de l'EFIC, "la douleur chronique est l'un des problèmes les plus sous-estimés par les services de santé dans le monde aujourd'hui" alors qu'elle devrait être considérée comme "une maladie en tant que telle".

 

Journée  mondiale du refus de la misère

refus-misere.gifLe 17 octobre 1987, à l'appel du Père Joseph Wresinski, 100 000 défenseurs des Droits de l'Homme se sont rassemblés sur le Parvis du Trocadéro, à Paris, pour rendre honneur aux victimes de la faim, de la violence et de l'ignorance, pour dire leur refus de la misère et appeler l'humanité à s'unir pour faire respecter les Droits de l'Homme. Une dalle, proclamant ce message, a été inaugurée à cette occasion sur le Parvis des Libertés et des Droits de l'Homme, là où fut signée, en 1948, la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme. On peut y lire l'appel du père Joseph:

"Là où des hommes sont condamnés à vivre dans la misère, les droits de l'homme sont violés. S'unir pour les faire respecter est un devoir sacré."

Depuis cette date, le 17 octobre de chaque année, les plus pauvres et tous ceux qui refusent la misère et l'exclusion se rassemblent dans le monde entier afin de témoigner de leur solidarité et de leur engagement pour que la dignité et la liberté de tous soient respectées : ainsi est née la Journée Mondiale du Refus de la Misère.

Le 17 octobre 1992, Monsieur Javier Perez de Cuellar, ancien Secrétaire général de l'ONU, au nom d'un groupe de personnalités internationales rassemblées dans le Comité pour la Journée Mondiale du Refus de la Misère, lance un appel pour la reconnaissance du 17 octobre. Le 22 décembre 1992, le 17 octobre est proclamé Journée internationale pour l'élimination de la pauvreté par l'assemblée générale des Nations Unies. Depuis, les initiatives pour célébrer cette journée n'ont cessé de se multiplier. Dans de nombreux lieux, des rassemblements se tiennent également le 17 de chaque mois.

 

Journée mondiale du don d'organes et de la greffe

greffe-de-vie.gifDepuis 2005, l'OMS a promulgué la journée mondiale du don d'organes et de la greffe. Elle se tient chaque année le 17 octobre.

Cette journée est partie d'un constat alarmiste : en fance, en 2005, il n'y a eu que 4238 transplantations d'organes pratiquées alors que près de 12 000 malades avaient besoin d'une greffe.

Des milliers de patients subissent toujours l'angoisse de l'attente, alors qu'on sait que chaque jour passé sur la liste dans l'espoir d'une greffe est une perte de chance.

Chaque jour, des hommes, des femmes et des enfants meurent faute d'avoir pu être transplantés à temps, alors que la médecine aurait été en mesure de les sauver.

Cette situation est essentiellement due à un déficit d'information du grand public...

 

 

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